mardi 24 novembre 2015

Chaire Hoover. 17 novembre 2015. LLN Utopie ?




 Ce 17 novembre 2015, dans la salle du Conseil au bâtiment Leclercq,
Philippe Van Parijs confrontait les regards de 3 intervenants sur Louvain comme utopie.
Le texte qui suit reprend l'intervention de Paul Thielen, avec quelques retouches.
Une version de type PowerPoint est accessible en fin de ce document.

Louvain-en-Utopie


Chaire Hoover. 17 novembre 2015





Louvain-la-Neuve, utopie ou dystopie ? C’était la question posée par Philippe Van Parijs aux intervenants : Paul Thielen, Jean-Luc Roland et Jean-Marie Lechat. Philippe Van Parijs développait ainsi : comment à LLN la réalité passée, actuelle et future se rapporte-elle au rêve dont elle est née et qui en a inspiré la naissance et le développement ? Faut-il voir dans cette réalité une réussite ou un échec ? Et quels sont les défis qu'il importe de relever pour que Louvain-la-Neuve reste ou devienne une eutopie plutôt qu'une dystopie ?
Je résume sa question ainsi : comment le rêve est-il confronté à la réalité. Quels défis à Louvain-la-Neuve aujourd’hui ?
Je me replonge dans la mentalité des premiers temps, dans une confrontation avec le projet de Michel Woitrin, qu’il a développé dans son livre, « Le grand dessein », et le projet de nouvelle société des années 60-70 que partageaient beaucoup de pionniers.

Et aujourd’hui, vivons-nous des mêmes rêves ? Louvain-la-Neuve peut-elle les héberger ? Est-elle encore un lieu à partir duquel on peut « changer le monde » ? Ou seulement assurer sa survie ?

Dans l’esprit des autorités de l’UCL de 2015, Louvain-la-Neuve est-elle campus, site ou ville ? Woitrin voulait une « ville » et dès qu’il a prononcé ce mot « ville » il a déclaré son autonomie. Dès les années 60 le milieu socioculturel louvaniste avait revendiqué, affirmé, une « autonomie du milieu de vie ». Mais les habitants se sont retrouvés dans un lieu qu’ils n’avaient pas choisi, avec un urbanisme dont ils ont été informés trop tard pour l’infléchir. Le professeur Lemaire et d’autres concepteurs étaient d’ailleurs opposés l’intervention des futurs résidents. Ceux-ci n’ont changé la ville spectaculairement qu’en créant de petites crèches dans les quartiers en priorité par rapport à la grande crèche, « mammouth », prévue dans les plans.
« Nous sommes la ville ». C’est la première phrase de mon prochain livre, à paraitre en février 2016. Dès l’automne 1971, de futurs usagers de LLN ont créé le Conseil des Résidents devenu Association des Habitants (AH) à partir de 1979.

On distingue trois aspects de la ville :
la ville bâtie, la ville habitée et la ville animée, solidairement.
L’animation de la ville est de la responsabilité principale du réseau associatif, du non marchand mais les entreprises peuvent y prendre leur part.





Une affiche historique du vendredi 20 octobre 1972 est significative de cette concertation triangulaire qui prendra la forme d’une « tripartite », élargie plus tard à d’autres composantes. Les habitants invitent « chez eux ».


 
OYEZ OYEZ
RESIDENTES
RESIDENTS
Réunion 20 octobre 20h30 (d’abord 21h)
Vendredi
cercle MAPHYS
Nous avons pris l’initiative de provoquer une réunion d’accueil le vendredi 20 octobre à 21 heures au cercle MAPHYS
Nous y avons invité en votre nom
les autorités communales et académiques
les services concernés par la réalisation du site ainsi que diverses personnes de la région
Nous comptons sur « VOTRE » présence pour marquer la volonté de créer une communauté de quartier indépendante de toute attache professionnelle.
Le conseil provisoire des résidents


Le mot « utopie » a évolué en 44 ans. Peut-on retrouver ce que signifiait utopie dans les premières années de la ville ? Utopie n’évoquait pas seulement un souhait, un rêve isolé mais des imaginaires structurés. Avec un livre de référence : « Utopies réalisables » de Yona Friedman. 

Ce ne sont pas des rêves froids mais des projets mêlés d’émotions, de motivation. Il y a une part de fragilité dans l’utopie et il est clair que certaines utopies une fois réalisées peuvent se révéler décevantes.
Face au déménagement de l’UCL, de la transition, il y eut deux attitudes. Pour une partie de cette génération qui voulait « changer le monde » : des projets de société. Pas une révolution, un basculement immédiat. Pas un « grand soir » (sauf pour certains trotskystes, maoïstes). Pas non plus une Jérusalem céleste descendue du ciel.

Et d’autres universitaires voulaient que tout soit comme avant avec « un Faculty Club » à la Ferme du Biéreau, des villas aux alentours comme autour de Leuven.

Quels furent les enjeux au début de LLN ? 
Des utopies qui voulaient changer le monde en commençant par une ville nouvelle. On pourrait les repérer dans une dizaine de domaines différents. 

Et par exemple :
Habiter ensemble pour partager des projets. Les maisons communautaires qui existaient déjà dans le Leuven des années 60 deviennent un jour des kots-à-projet. Des familles construisent des habitats groupés : les Verchons au Biéreau, le Petit Béguinage à Lauzelle, Hepsilon à Bruyères…
L’utopie de la ville autonome, celle du partage des savoirs (des sciences dans la société), le désir de vivre son corps dans un monde transformé par la biologie. La confrontation à la réalité environnementale, Une seule Terre, révélée par le Rapport Meadows, le Club de Rome (aujourd’hui organisée par la Maison du Développement durable). Et aussi le désir d’une ville interconvictionnelle avec une Église communion de communautés.

Mais les idéaux des années 60 et du début des années 70 ont donné naissance à deux courants : celui des projets collectifs et celui de la réussite individuelle. Avec les années 80 les fleurs d’utopies s’étiolent. Le développement de Louvain-la-Neuve est en panne. L’argent se présente comme le critère de toutes choses. On assiste à la financiarisation du monde. Les profs de maths deviennent traders.

Pourtant depuis quelques années on perçoit un léger frémissement. Est-ce le moment de relire, de revisiter les visions d’il y a 40 ans ? C’est quoi notre ville ? C’est quoi une « ville universitaire » ? Pas seulement une ville dont le terrain appartient à l’UCL. Elle est universitaire parce qu’elle vit de la production et du partage des savoirs. Des savoirs formels et informels. De l’interdisciplinaire (je m’attendais tout de même à mieux même si l’on souffre de l’absence des Facultés de santé). Allant vers une Université de tous les âges. Pas seulement de l’Université des Aînés mais aussi de l’UCL, des Hautes Écoles, de l’Éducation permanente.

LLN propose des étapes dans l’itinéraire apprenant de toute une vie. Sans doute les MOOC’s (cours en ligne) joueront-ils un rôle plus important vers une université plus dématérialisée. Il restera toujours des lieux pour des travaux pratiques, des séminaires, des épreuves de validation. Les résidents pourront jouer un rôle dans les savoirs coopératifs (des « vieillesses scientifiques » ?) et dans des ateliers de fabrication numérique (Fab labs dont le MakiLab à LLN). Le Musée renouvelé sera certainement un lieu clé.




Quels sont donc les défis pour aujourd’hui ? Pour LLN les années 10 sont celles de la « Belle Quarantaine ». Relooking ou refondation ?

Quelques défis. D’abord l’inattendu avec cette ampleur : l’intergénérationnel. Entre habitants permanents et étudiants, une cohabitation impossible ? Quels lieux à partager ? La nuit il y a davantage de résidents. Mais tout étudiant à LLN est aussi un citoyen. À cause des prix d’achat ou de location, il y a trop peu de familles dont les parents ont de 25 à 40 ans. Et un nombre inattendu de personnes arrive à LLN pour leurs vieux jours. Inventer une nouvelle culture d’une longue fin de vie.
Très simplement le défi est de « vivre bien et ensemble », en tissant la solidarité, et aussi en développant des projets. LLN, « ici on peut apporter ses projets ». Élargir la place pour l’économie du partage. LLN, ville-à-projets, et toujours ville-en-projet.

À propos quels sont actuellement les projets de ville de la commune d’OLLN et de l’UCL ? Pour la commune, quelle relation entre démocratie représentative et démocratie participative ? L’UCL qui veut toujours avoir le dernier mot en tant que propriétaire et aussi comme principal promoteur, a-t-elle toujours un « grand dessein » ? C’est quoi pour l’UCL de 2015 une ville universitaire ?
Merci pour votre attention. Rendez-vous en février 2016 pour la sortie de mon livre « Louvain-la-Neuve au temps des pionniers. Nos utopies réalisables des années 70 ». Aux Éditions Academia-L’Harmattan, éditeur aussi des deux autres intervenants du jour : Jean-Luc Roland et Jean-Marie-Lechat.

Version PowerPoint Louvain-en-Utopie

mardi 8 septembre 2015

Un statut UCL spécial pour les étudiants entrepreneurs



Parmi les annonces faites à Louvain-la-Neuve lors de la conférence de presse de rentrée, ce lundi 7 septembre, il en est qui intéressent particulièrement les habitants. J’ai particulièrement été accroché par le projet pilote démarrant avec cette année académique, projet qui octroie un statut spécial pour les étudiants entrepreneurs.
Un statut PEPS (Projet pour Étudiants à Profil Spécifique), qui facilitait déjà la vie d’étudiants comme des sportifs de niveau élevé, des artistes, des étudiants porteurs de handicap ou de maladie lourde, pourra bénéficier aussi à des entrepreneurs et créateurs d’activités, dans le marchand ou le non-marchand. Quinze étudiants pourront être reconnus dans cette catégorie qui leur permettra des facilités dans les activités d’enseignement et leur donnera accès à un coaching particulier.  
La ville de Louvain-la-Neuve pourra mériter un peu plus le qualificatif d’entrepreneuriale. Dans l’esprit des années 60 on se méfiait un peu des universitaires qui cumulaient leurs travaux avec une activité professionnelle rentable. La réussite d’entreprises comme IBA et IRIS a fait évoluer les mentalités.
La grande annonce de cette conférence de presse portait sur le travail collectif de l’UCL (comme de la KU Leuven) autour du 500e anniversaire de la parution à Leuven de l’Utopie de Thomas More, chez l’imprimeur Dirk Martens (Thierry Martens). Avec le soutien d’Érasme. L’UCL fait de l’utopie son thème d’année. C’est une thématique dans laquelle bon nombre d’usagers de LLN se reconnaissent eux qui vivent dans une presqu’île d’Utopia.
Je recommande particulièrement le livre collectif « Chemins d’Utopie » qui parait ces jours aux Presses Universitaires de Louvain. L’introduction de Paul-Augustin Deproost est un petit bijou. Beaucoup d’autres universitaires montrent une facette de leur compétence à travers leur commentaire d’un bout de texte. Des sentiers de découverte dans le maquis de l’œuvre de Thomas More.
Voir i6doc.com

vendredi 7 août 2015

Des liens sur les utopies

Auroreville, Indes, cité universelle ?
http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021249006572-auroville-utopie-indienne-dune-cite-universelle-1142705.php 

Avaaz. Une utopie en voie de réussite




Chers membres du mouvement Avaaz,

Je suis désolé de dire les choses peut-être un peu crûment, mais cela nous arrive à nous autres Canadiens lorsque nous sommes de très bonne humeur. Je sais bien qu'un mouvement comme le nôtre devrait plutôt utiliser des analogies non violentes, mais bon sang, Avaaz a fait carton plein!

Vous voulez des preuves?

Nous avons contribué à l'établissement du premier Agenda européen en matière de migration de l'histoire

Les migrants et l’UE
Après la mort de milliers de demandeurs d'asile lors de leur traversée de la Méditerranée, la Commission européenne a finalement proposé un Agenda européen en matière de migration. Ce plan repose sur le principe d'une responsabilité partagée de toute l'Europe en matière de sauvetage, de relocation et de réinstallation des réfugiés. Nous nous sommes tout de suite impliqués pour soutenir cette initiative:
  • Tout d'abord, nous avons collecté et remis 500 000 dollars au MOAS (Migrant Offshore Aid Station), la mission de sauvetage privée la plus efficace opérant en mer Méditerranée. Cette initiative a sauvé 7 000 vies cette année. Nous avons également soutenu une association locale qui aide des enfants réfugiés livrés à eux-mêmes, courant le risque d’être victimes de trafic. Des membres d’Avaaz en Grèce se sont même portés volontaires pour aider sur le terrain.
  • Nous avons mis à profit ces fonds pour organiser une mission humanitaire d'Avaaz dans les Îles grecques où des familles syriennes arrivent quotidiennement sur des embarcations de fortune. Nous avons remis des sacs de couchage et des trousses de toilette par milliers. Jetez donc un coup d'oeil au récit de Mike Baillie, un salarié d'Avaaz: c'est bouleversant!
  • Au même moment, nous avons lancé un Réseau européen de citoyens solidaires pour les réfugiés. Aujourd'hui, plus de 1 600 membres d’Avaaz participent à ce programme en Europe. En Grèce, à Malte et en Italie, ils ont aidé de nombreuses familles à s'intégrer après leur arrivée. En Allemagne et en France, les membres d'Avaaz ouvrent leur porte aux réfugiés. Au Royaume-Uni, ils aident les Syriens à se réinstaller.
  • Nous travaillons également pour que les lois changent. 450 000 membres européens d'Avaaz ont exigé des actes, et cette pétition a été remise à tous les chefs d'État ainsi qu'au Commissaire européen en charge des migrations. À la suite de cela, nous avons été 65 000 à envoyer des messages personnels aux ministres responsables. Notre campagne a été remarquée au plus haut niveau. Un proche conseiller du Président Juncker nous a écrit pour nous remercier de cette “magnifique initiative”.
  • Et puis pendant des semaines, rien ne bougea. Lorsque nous avons découvert que la Pologne, l'Espagne et l'Autriche bloquaient tout accord, nous avons inondé leurs ministères d'appels téléphoniques et des volontaires d'Avaaz ont réalisé une vidéo où des Syriens demandaient directement un refuge au ministère espagnol. Les médias ont repris cela en boucle.
Ensemble, nous avons démontré à nos dirigeants que les Européens veulent aider les personnes vulnérables qui fuient les conflits. Nous avons contré les arguments xénophobes ambiants par des gestes de solidarité. Aujourd’hui, un accord a été trouvé: l'Union européenne a triplé le budget des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée, et accueillera plus de 50 000 personnes qui fuient les conflits. C'est un premier pas, mais l'ampleur de cette crise humanitaire nous oblige à continuer à mettre nos dirigeants sous pression pour qu'ils définissent des moyens sûrs d'entrer en Europe. C'est le meilleur moyen d'aider des familles désespérées et de mettre fin au trafic d'êtres humains.

Nous avons organisé l'envoi d'une lettre signée par des économistes de renom à la Chancelière Merkel pour la mettre en garde contre l'austérité en Grèce

L’austérité en Grèce
Le peuple grec a dit non à davantage de mesures d'austérité lors d'un référendum et les dirigeants européens ont menacé de faire sortir la Grèce de la zone euro. Après l'envoi d'une pétition signée par 530 000 membres européens d'Avaaz, nous avons coordonné l'envoi d'une lettre ouverte à Angela Merkel signée par 5 économistes de renom dont Thomas Piketty et Jeffrey Sachs. La lettre a été publiée partout dans le monde et a été largement reprise par les médias allemands. Son impact a été tel que l'économiste en chef du ministre allemand des finances a dû y répondre publiquement dans un quotidien national, et le débat n'est pas clos! Nous continuerons à organiser des actions pour faire bouger les lignes du débat économique en Allemagne, car c'est la meilleure stratégie pour libérer la Grèce des politiques d'austérité aussi impitoyables qu'inefficaces.

Nous avons forcé Benetton à indemniser les victimes de la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh

Benetton: victoire!
Remise de la pétition à Benetton
Après avoir obstinément refusé pendant deux ans, Benetton a changé d'avis grâce à nous. Voilà comment nous avons fait:
  • Nous avons lancé et remis une pétition d'un million de signatures à Benetton.
  • Nous avons provoqué un énorme tollé sur les réseaux sociaux. Lorsque Benetton s'est mis à masquer nos commentaires, nous leur en avons envoyé encore plus!
  • Nous avons fait défiler des panneaux publicitaires à l'extérieur du quartier général de Benetton pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que la police viennent nous en empêcher. Notre juriste italien a alors décroché le téléphone et s'est entretenu avec les forces de l'ordre, qui nous ont finalement laissé poursuivre notre action.
  • Nous avons encouragé des leaders d'opinion à contacter directement le PDG de Benetton.
  • Nous avons publié un appel au personnel de Benetton à travers des annonces postées sur Facebook.
  • Et enfin, nous nous sommes lancés dans une négociation directe et constructive avec des responsables de l'entreprise.
Benetton a répondu et finalement accepté, et ils ont même remercié Avaaz pour un “rôle positif de premier plan dans le processus”! Aujourd'hui, le fonds d'indemnisation est prêt et les ouvriers et leurs familles vont être complètement indemnisés. Cette histoire est un exemple qui pourrait changer la donne pour les droits de tous les ouvriers partout dans le monde.

Nous avons collecté 2,6 millions de dollars pour les victimes du tremblement de terre au Népal. Impressionnant!

Catastrophe au Népal
Quand nous avons appris la nouvelle de cette terrible catastrophe, nous nous sommes immédiatement mobilisés. Pour nous, il était fondamental de ne pas se laisser retarder par des formalités administratives afin de pouvoir apporter de l’aide rapidement à ceux qui en avaient le plus besoin. Grâce à des partenariats noués avec plus d’une douzaine des meilleures organisations humanitaires népalaises, les kits d’hébergement, la nourriture et le matériel médical achetés grâce à des fonds collectés par notre mouvement ont souvent été parmi les premiers à atteindre les villages dévastés. Ces sommes permettent désormais de reconstruire des écoles et des infrastructures médicales dans les régions les plus touchées, et sont une source d'espoir pour des milliers de personnes. Abari, une de ces extraordinaires organisations qui se dédie à la reconstruction d’écoles et de logement, nous a fait part de sa reconnaissance: “Alors qu’au Népal, les bâtiments tremblaient encore après les répliques, Avaaz s’est mis en contact avec nous. Ils ont tout de suite compris l’ampleur du problème et nous ont fait parvenir des fonds, le tout en moins de 24 heures. La manière dont ils prennent les décisions et dont ils agissent est incroyable.”

Nous avons poussé le G7 à s'engager à éradiquer les énergies fossiles

Les héros du climat au G7
Après des décennies de pollution et d'atermoiements quant à la seule solution viable - une transition radicale vers des énergies renouvelables - le G7 s'est fixé, contre toute attente, un objectif de long terme visant à éradiquer complètement les énergies fossiles. Cela faisait deux ans que notre mouvement travaillait pour cela, à travers:
  • l'organisation l'an dernier d'une gigantesque manifestation pour le climat de 700 000 personnes;
  • la remise d'une pétition de 2,7 millions de signatures pour des énergies 100% renouvelables à des douzaines de dirigeants clés;
  • la coordination de nombreux évènements, réunions de plaidoyer, sondages d'opinion et campagnes de publicité tout autour du monde, le tout financé par notre mouvement;
  • et 3 mois durant, un intense travail de plaidoyer à destination du sommet du G7, en particulier de la Chancelière Angela Merkel, afin que ces mesures soient discutées et l’objectif approuvé.
Cliquez ici pour comprendre comment nous avons contribué à cette victoire.

Nous avons donné plus de 2,5 millions de dollars pour combattre Ebola, et le virus est presque éradiqué!

Des nouvelles d’Ebola
Ça a été un grand moment. Ce monstre aurait pu ôter la vie de milliers de personnes et menaçait même le monde entier. Mais des milliers de personnes se sont rassemblées pour l’arrêter, et le Libéria a récemment été officiellement déclaré hors de danger! Qu’avons-nous fait?
  • Notre mouvement a donné 2,5 millions de dollars pour financer les meilleures opérations humanitaires sur le terrain. C’est la rapidité et la flexibilité permises par ces fonds qui leur ont permis de littéralement sauver des vies. Partners in Health a déclaré: “Nous vous sommes très reconnaissants pour votre soutien et pour la flexibilité que vous nous avez permise en matière d’utilisation des fonds. Cette flexibilité était cruciale dans notre action.”
  • Plus de 4 000 membres d’Avaaz ont offert de se rendre en Afrique de l’Ouest pour mettre leurs talents à profit dans ce combat. Les volontaires d’Avaaz ont joué un rôle important sur le terrain, que ce soit en travaillant sur la chaîne de contamination patient-médecin dans les centres de soin ou dans la construction de ces mêmes structures.
Le fait qu’Ebola ait été vaincu au Libéria et ait reculé de manière significative dans les pays voisins est une grande victoire pour l’humanité. Je suis tellement fier de notre mouvement qui a prouvé que partout dans le monde, il existe des gens prêts à risquer leur vie pour aider leur prochain à l’autre bout du monde en cas de besoin. Il est maintenant évident que des investissements importants dans le secteur de la santé publique de ces pays sont indispensables.

Nous avons poussé Barclays à cesser ses investissements dans une compagnie de défense israélienne

Israël-Palestine
Après la terrible offensive sur Gaza de l’été dernier, Avaaz a déclenché la plus grande campagne de désinvestissement jamais organisée. Nous avons appelé les plus grandes multinationales à rompre toute relation commerciale avec les projets ou les entreprises ayant un lien avec les colonies illégales ou la répression des Palestiniens. L’Archevêque Desmond Tutu et l'acteur Russell Brand se sont joints à notre appel, aux côtés d’autres groupes, pour demander à la banque d’agir. Des salariés d’Avaaz ont rencontré Barclays pour leur faire passer un message sur l’importance de cesser tout investissement dans la compagnie d’armements ElBit. On nous a informé que Barclays ne détenait plus aucune action dans Elbit Systems, ni en son nom ni au nom de ses clients. Barclays a également confirmé qu’il ne recommendait pas les actions d’Elbit Systems à ses clients via aucune de ses plateformes de trading. Victoire!
Nous continuons notre travail pour que d’autres compagnies qui financent l’occupation illégale de la Palestine se retirent et respectent le droit international.

Nous avons finalement obtenu justice pour Liz, une victime de viol kenyane

Justice pour Liz
Liz, une jeune Kenyane de 16 ans, a été violée puis jetée inconsciente dans une fosse sceptique. Après sa déposition auprès de la police, ses agresseurs n’ont été condamnés qu’à tondre la pelouse du poste avant de repartir libres! Quand notre mouvement a appris cela, nous avons répondu par un gigantesque tollé mondial, et nous n’avons pas relâché la pression:
  • Nous avons remis la pétition à des responsables politiques et à des juges de haut rang.
  • Nous avons bombardé la police et les hommes politiques kenyans sur les réseaux sociaux.
  • Nous avons envoyé un enquêteur sur place pour aider à reconstituer le crime.
  • Et nous nous sommes alliés à de formidables organisations kenyanes pour organiser une grande manifestation afin qu’un Procureur spécial soit nommé sur cette affaire auprès du tribunal.
Finalement, presque deux ans plus tard, un juge a condamné les trois violeurs à 15 ans de prison. Terry Kunina, une représentante de la lutte pour le droit des femmes au Kenya, a déclaré: “la campagne d’Avaaz a révélé cette histoire. Si elle n’avait pas eu cette répercussion mondiale, je suis convaincue que cette affaire n’en serait pas là où elle en est aujourd’hui. Liz a maintenant une chance d’avoir une vie meilleure.”

Désormais, les responsables kenyans savent que le monde entier les regarde, leur demandera des comptes pour les crimes et refusera l’impunité.

En plus de ces incroyables victoires, Avaaz a suffisamment grandi pour constituer 18 équipes nationales. De ce fait, de l’Allemagne au Brésil et de l’Afrique du Sud à la Russie, le nombre et l’impact de nos campagnes nationales ont été décuplés. Tout cela a été rendu possible grâce à l’engagement sans cesse croissant de chacun des membres de cet incroyable mouvement. En continuant à agir, en mobilisant nos ami(e)s, en contribuant à la hauteur de nos moyens, en donnant de notre temps, nous participons tous à créer la magie d’une puissante force collective.

Le monde est plein de choses effrayantes. Prenons un moment pour reconnaître ce que nous construisons ensemble à sa juste valeur. Nous nous sommes rassemblés par millions, semaine après semaine, et nous parvenons aujourd’hui à peser sur les problèmes les plus difficiles de notre époque.

Restons ensemble!

Avec beaucoup de respect et de gratitude,

Ricken, Alice, Emma, Danny, Nataliya, Marigona, et toute l’équipe d’Avaaz

PS -- si vous aimez ce que nous sommes en train d’accomplir ensemble, merci de contribuer pour que cela continue: OUI, JE CONTRIBUE! Vous n’êtes peut-être pas au courant, mais Avaaz est différent de toutes les autres organisations internationales, parce que nous sommes financés et dirigés à 100% par les membres de notre mouvement. Nous refusons strictement les dons en provenance des entreprises, des gouvernements, des fondations, et même les dons individuels supérieurs à 5000 euros. Nous dépendons uniquement de petites contributions individuelles réalisées en ligne pour fonctionner.




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